Vous êtes à la recherche d’une liste de poissons indigènes que vous pouvez retrouver en Belgique? Voici les espèces indigènes les plus connues en Belgique.

Ces poissons indigènes qui peuplent les cours d’eau belges. Avec trois fleuves, la Meuse, l’Escaut et l’Yser, une quarantaine de rivières et plus d’une centaine de rivières, le réseau des cours d’eau est particulièrement important sur le territoire de la Belgique. Malgré des pollutions qui peuvent affecter la qualité de l’eau, de nombreuses espèces de poissons évoluent dans ces eaux.

Pour garantir leur préservation, une directive-cadre eau ou DCE1 , Bruxelles Environnement recense périodiquement les espèces de poissons frayant au niveau de la Senne, du canal ainsi que de la Woluwe. Les Etats membres doivent se soumettre à un bon état chimique aussi bien qu’écologique de toutes les eaux souterraines et de surface d’ici 2021 ou 2027 selon le report demandé par la Région bruxelloise.

De façon à bien mesurer la pureté de l’eau, des prélèvements sont effectués pour des analyses et les poissons méticuleusement répertoriés de façon à connaître les espèces indigènes, à savoir celles qui sont originaires de Belgique et celles qui sont invasives et qui migrent.

Certaines d’entre sont présentes depuis suffisamment longtemps pour être naturalisées. Quelles sont les ressources piscicoles de la Belgique en fonction de ses cours d’eau ? Les poissons indigènes sont-ils menacés ou l’équilibre à atteindre est-il en bonne voie ? Faisons le point.

Comment recenser la faune piscicole ?

 
C’est évidemment un exercice particulièrement difficile. Il doit être conduit avec moult précautions afin de ne pas altérer l’état des poissons ou des cours d’eau dans lesquels ils ont été prélevés. Pour ce faire, de filets ou des nasses sont employés.

On peut également recourir à la pêche électrique lorsque les cours d’eau ou plans d’eau le nécessite. Il s’agit alors d’étourdir légèrement les poissons qui circulent entre deux électrodes disposées dans l’eau. Ils sont attrapés avec des filets durant leur évanouissement, pesés, mesurés et évidemment identifiés, avant leur remise à l’eau. Cette procédure vaut pour les espèces non invasives alors que celles qui font partie des indésirables sont éliminées.

En 2007, le rapport Phillipart pointait 33 espèces indigènes et 8 espèces indigènes disparues avec 10 espèces naturalisées. La dernière campagne de 2016 a permis de recenser 28 espèces de poissons différentes parmi lesquelles 9 non indigènes, et 6 considérées comme invasives. Des données encourageantes pour les espèces indigènes encore représentées ainsi que pour la qualité des eaux de prélèvement ont été établies.

En effet, on a pu capturer 4 espèces jamais recensées jusqu’à cette date dans les eaux belges. Épinochette, loche franche, chevaine ou chevesne et perche soleil sont effectivement des espèces migratrices qui ont la particularité d’évoluer dans des eaux de bonne qualité. On a également observé des disparités importantes en termes de populations avec des espèces plus ou moins présentes en fonction des cours d’eau. C’est le cas de la bouvière Rhodeus sericeus particulièrement abondante dans la Woluwe et rare dans la Senne ou dans le Roodkloosterbeek. Cela a permis de mettre en œuvre une classification pertinente par rapport aux cours d’eau belges.

Quelles espèces en fonction du cours d’eau répertorié ? 


Chaque cours d’eau dispose de caractéristiques qui lui sont propres. Entre débit, pente, présence de berges, possible dégradation avec des phénomènes d’érosion ou de transport d’alluvions ou de sédiments, chaque cours d’eau présente une identité singulière. On peut ainsi distinguer : 


• Les eaux cyprinicoles : elles sont spécifiques des cours d’eau de plaine, à vitesse lente ou modérée. On y croise des carpes, brochets, perches, anguilles, …. La brème commune est ainsi présente dans le Canal. La loche est, quant à elle, recensée dans la Senne. ; 

• Les eaux des étangs qui par nature sont plus résiduelles, dans lesquelles on peut trouver outre les espèces déjà citées, d’autres naturalisées comme le Gibèle doré, le sandre, la carpe de roseau ou encore la carpe commune. Si ces espèces n’étaient pas endémiques, elles sont devenues des hôtes permanents de ces eaux.

L’able de Heckel, le grand brochet, la tanche, le gardon rouge restent des espèces qui peuplent ces lieux et continuent d’attirer des pêcheurs, que ce soient une pêche sportive ou plus alimentaire. 

Le cas spécifique de la bouvière, une espèce de poisson protégée 


Il faut rappeler que toutes les espèces indigènes de poissons ont vocation à être protégées. C’est l’ordonnance du 1er mars 2012 relative à la protection de la nature qui en clarifie les termes. Il s’agit en effet de limiter leur prélèvement ainsi que leur exploitation. La bouvière, présente en Région bruxelloise, cumule statut de protection particulier en raison de son inscription à l’annexe II de la directive Habitat concernant les espèces considérées comme d’intérêt communautaire.

Sa présence dans les cours d’eau belges a eu pour intérêt de déclarer la vallée de la Woluwe comme zone spéciale de conservation Natura 2000. Cela a conduit à apporter un éclairage plus accru sur cette espèce et son état de conservation en Région bruxelloise a été jugé favorable pour les populations présentes au niveau de la Woluwe et des étangs.

Néanmoins, certains critères relatifs à la qualité de l’habitat ne sont pas encore satisfaits. On constate au terme de cette étude que les espèces indigènes ont conservé leur pérennité. La qualité des cours d’eau permet de les maintenir dans des conditions favorables à leur mode de vie.

Néanmoins, les récentes inondations et celles qui vont sans doute survenir à l’avenir vont impacter cet équilibre qui reste fragile. Si la Belgique avec son immense réseau de cours d’eau a encore quelques années pour se conformer aux exigences de la directive-cadre, elle va sans doute devoir intensifier ses efforts en matière de protection de ses espèces de poissons et autres représentants de la faune et de la flore dans ses eaux.

Des enjeux de taille se profilent pour ce territoire, comme pour de nombreux autres qui sont également confrontés aux conséquences du changement climatique. Si la Belgique peut encore s’afficher en bon élève, nul doute que des aménagements vont devoir être trouvés pour conserver des populations d’espèces indigènes suffisamment nombreuses et diversifiées.

Listes des poissons en eaux vives

  • Barbeau fluviatile
  • Chabot
  • Chevaine
  • Goujon
  • Hotu
  • Loche Franche
  • Ombre Commun
  • Petite lamproie
  • Saumon Atlantique
  • Truite de mer
  • Truite Fario
  • Vairon
  • Vandoise
  • Ecrevisse à Pied rouge

Listes des poissons en eau calme

  • Ablette Commune
  • Anguille européenne
  • Bouvière
  • Brème Commune
  • Brochet
  • Carpe
  • Epinoche
  • Gardon ou Rousse
  • Grémille
  • Ide Mélanote
  • Perche
  • Rotangle
  • Sandre
  • Tanche

Retrouvez sur notre plateforme la liste des plantes aquatiques indigènes.

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